Si vous vous intéressez de près au Social Media, vous avez peut-être entendu parler de Firerank ces derniers jours.
Cette entreprise qui possédait plusieurs pages Facebook de divertissement s’est vue lourdement sanctionnée par Facebook début novembre pour ses pratiques jugées douteuses. Allons voir plus loin…

What happened?

Le 1er novembre, alors que la trentaine de salariés de Firerank commence à quitter le bureau, les boîtes mail s’affolent. Des notifications Facebook pleuvent, expliquant que les pages administrées par les salariés sont supprimées, et que les administrateurs ne sont plus autorisés à créer de nouvelles applications ou pages. Vous imaginez la catastrophe pour une entreprise basée à 100% sur le numérique et dont le business model s’appuie en très grande partie sur Facebook.

Mais c’est quoi Firerank ?

Firerank est un média basé à Clermont-Ferrand. Il diffuse des messages divertissants sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Snapchat et Instagram). Vous savez, le genre de message pas très finaud du type « aime si toi aussi tu as envie d’une raclette » ou « tag un ami dont le prénom commence par @A, il devra t’offrir une Jaguar« … Voilà, le genre de truc bien lourd qui pourrit votre fil d’actualités.

C’est quoi le but de ce genre de pages bullshit ?

L’objectif de ce genre de medias est d’obtenir une communauté de fans et abonnés la plus grosse possible, pour ensuite drainer du trafic vers un site internet et générer du revenu pour l’entreprise grâce à des publicités mises en place sur ce site. Vous comprenez ? Plus la communauté est grosse, plus on fait du trafic sur les sites, plus on gagne de l’argent. C’est ce qu’on appelle le Growth Hacking (générer une croissance forte et rapide).

Pourquoi Facebook les sanctionne ?

Au total, les pages de Firerank comptaient 12 millions d’abonnés. Toutes ont été supprimées du jour au lendemain sans préavis. Les salariés de Firerank se sont retrouvés au chômage technique, et leur boss a complètement été banni de Facebook. Très lourde sanction, pour une entreprise qui, je le rappelle, ne vit que grâce aux réseaux sociaux !
Lorsque le boss de Firerank demande des explications à Facebook, voici la réponse qu’il obtient :

La réponse est simple mais mystérieuse : Firerank n’a pas respecté les conditions d’utilisations de Facebook.

Suite à la désactivation des pages, le président de Firerank Charles Marginier a publié ce message sur Linkedin, expliquant selon lui les causes de la suppression des pages.
Il explique que :

  • Oui, dans le passé Firerank n’a pas respecté les règles de Facebook, mais que tout le monde le faisait à l’époque.
  • Oui, les grosses pages de « mass media » cachaient un bouton « j’aime la page » derrière les boutons de sites web, forçant ainsi les visiteurs du site à devenir fans de la page sans le savoir.
  • Oui, il y a eu beaucoup de magouilles pour obtenir de très grosses communautés de fans et générer facilement du trafic et de l’argent, notamment le rachat ou la fusion de pages.
  • MAIS, tout ça c’était avant. Depuis, les médias se sont professionnalisés et ne jouent plus avec le feu.
  • Et bizarrement, Facebook ne sanctionnerait que les pages qui n’investissent pas en Facebook Ads.

De leur côté, beaucoup de personnes se réjouissent de la pénalisation des pages « bullshit », comme celles de Firerank :

 

 

Comment être sûr de respecter les règles ?

Le cas Firerank est bien sûr un cas extrême, et l’entreprise savait parfaitement qu’elle jouait avec le feu. Mais même à petite échelle, Facebook garde droit de vie ou de mort sur vos pages. Alors il peut valoir le coup de lire les conditions d’utilisation des pages Facebook, pour ne pas vous la faire supprimer du jour au lendemain 😉

 

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